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  • Des faux coupables

    Cet article a été revu par ChatGPT pour permettre un équilibre plus précis des positions prises.

    La persécution des chrétiens dans l’Empire romain, la chasse aux sorcières de Salem, l’Inquisition, la Terreur, la Shoah : malgré leurs différences historiques fondamentales, ces événements montrent comment une société peut désigner de faux coupables lorsqu’elle cherche une explication simple à ses crises.

    Désigner une population ou un groupe comme responsable de ses problèmes offre un exutoire commode. Ce mécanisme évite d’affronter des difficultés dont les causes paraissent trop complexes, trop lointaines ou même inconscientes. Un mal-être collectif, diffus et difficile à nommer, se trouve alors artificiellement incarné par une cible visible.

    Sur les réseaux sociaux, les groupes religieux ou ethniques restent des cibles faciles, comme ils l’ont souvent été dans l’histoire. Les controverses sont entretenues par certains comptes ou porte-parole qui s’affrontent sans fin, mais leurs prises de position ne peuvent pas être attribuées à l’ensemble des communautés auxquelles ils appartiennent.

    Ainsi, certains commentaires autour de la visite du pape ont servi à rapprocher christianisme et judaïsme tout en présentant les musulmans comme extérieurs à ce dialogue. Ce cadrage particulier ne résume toutefois ni le sens de la visite ni les positions de l’ensemble des croyants concernés.

    Ces dernières années, le débat tend à opposer les partisans du sionisme à ses adversaires. Cette opposition devient dangereuse lorsqu’une étiquette politique suffit à classer moralement des individus : elle rassemble sous le même terme des personnes aux convictions et aux comportements très différents, tout en accordant mécaniquement une vertu commune à tous ceux qui s’y opposent.

    Ce qui se passe à Gaza révèle des divergences politiques et morales profondes dans la manière de justifier, de condamner ou de tolérer la violence. Pour rester solide, la critique doit cependant viser des décisions, des doctrines et des responsables identifiables plutôt que prêter une même cruauté à des cultures ou à des populations entières.

    La société israélienne ne se réduit ni aux décisions de son gouvernement ni aux positions mesurées par les sondages. Elle est traversée par des désaccords politiques, moraux et religieux, et participe activement aux échanges internationaux.

    Condamner toute la société israélienne est une erreur, quels que soient les résultats des sondages ou leur interprétation. Une opinion majoritaire, même établie, n’efface ni les dissidences individuelles ni la responsabilité particulière de ceux qui décident et agissent.

    Une partie de la population israélienne peut percevoir la violence et sa légitimité autrement qu’une partie de l’opinion occidentale, mais cette divergence ne doit pas être transformée en caractéristique collective. Notre indignation devant Gaza ne nous dispense pas d’examiner les défaillances de nos propres institutions, notamment l’état des hôpitaux et de l’école, nos choix militaires ou nos débats bioéthiques. Ces sujets sont distincts : aucun ne doit servir à relativiser l’autre, mais chacun exige que l’on examine des actes, des décisions et des responsabilités précises.

    L’Occident semble en suspension depuis 2017 : il regarde les trains passer en attendant, peut-être, de reprendre celui de l’histoire. Le spectacle des bombes sur Gaza peut alors devenir un écran sur lequel il projette sa colère et son impuissance, au lieu d’affronter ses propres blocages. Reconnaître ce mécanisme ne diminue en rien la souffrance des victimes ; cela oblige au contraire à distinguer la condamnation d’actes précis de la désignation d’un peuple entier comme coupable.

  • Big no brother

    C’était un homme qui n’existait pas à nos yeux : il semblait irréel, échappé d’un roman russe du XXe siècle. Son image était projetée partout, en tout temps, mais dans un seul sens : de lui vers nous. Aucun échange, aucune compréhension. En ce sens, la relation était virtuelle, semblable à celle que l’on entretient avec un assistant IA. Il paraissait omniscient et omniprésent, tout en demeurant impalpable et mensonger. Ce n’était pourtant pas Big Brother : sa froideur interdisait toute fraternité, même fictive.

    Cette projection était si factice qu’elle ne nous atteignait plus. Certains relayaient encore sa parole, mais ils n’étaient que des caisses de résonance, des relais corrompus qui fabriquaient sa légitimité.

    De cette image tutélaire à nous, rien ne circulait ; de nous à lui, rien davantage. Il n’existait aucune relation, et il n’y en avait jamais eu.

    On aurait pu s’accommoder de cette distance. Elle produisait pourtant un effet inattendu : absent à ce que nous étions, cet homme n’agissait qu’en fonction de son propre intérêt, y compris lorsque celui-ci s’opposait au nôtre.

    Ce que nous prenions pour une neutralité indifférente était déjà une forme d’hostilité. À mesure qu’il prenait ses aises, nous devenions les victimes d’un pouvoir qui agissait sur nous sans jamais nous reconnaître.

    Il ne cherchait pas nécessairement à nous nuire. Il n’en avait pas besoin : son indifférence, jointe à son pouvoir, suffisait à produire des victimes.

  • Chilling in L.A. : night mode

    Réalisé par prompt dans Claude App avec Opus5 + dans VSCode par prompt avec Kimi K3. Certaines parties grossières (pour poser des bases) ont été réalisées avec Github Copilot App par prompt avec diverses IA.

    https://damien618.github.io/cyberpunk-megapolis